Trump président: une mauvaise chose, vraiment?

Certes, j’allume un peu avec un titre pareil. Cependant, si je suis à peu près convaincu que Trump va merder royalement, je pense que la mauvaise présidence d’un personnage tel que lui risque d’être à long terme bénéfique, pour le peuple américain tout du moins.

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Couverture du Time magazine – 31 aôut 2015

Et voilà. Contre à peu près toute attente, Donald J. Trump est sorti grand gagnant de l’élection présidentielle américaine. Et, partout dans la presse, c’est la panique. Celui qu’on a souvent fait passer pour un clown ou un taré est maintenant un des personnages politiques les plus puissants du monde. Et alors que, au fur et à mesure que la victoire de Clinton semblait se confirmer, les politiciens européens et américains se lâchaient de plus en plus sur le dos du républicain, les voici maintenant forcés de baisser les yeux et de composer avec. D’ailleurs, ça va sans doute valser au sein du parti républicain, où petit-à-petit, beaucoup s’étaient désolidarisés de l’agitateur de service. Et qui sait comment le nouveau président des USA jouera avec les critiques qui ont été faites à son sujet de ce côté-ci de l’Atlantique? Partout, on a pu lire des déclarations des politiciens qui disaient “il va falloir que Trump fasse ses preuves”, ou alors “qu’il baisse d’un ton”. Comme s’il avait l’air d’en avoir quelque-chose à secouer du ton qu’il prend. En Belgique, Charles Michel (Premier ministre au fédéral) a carrément joué l’opportunisme et a tenu un discours sécuritaire de plus pour l’Europe.

La fin du monde, Rien que ça.

Mercredi matin, à l’heure belge, tous les journaux titraient des articles alarmants concernant la victoire de Trump et la fin du monde. Il faut dire qu’il y avait de quoi être surprit, alors qu’on n’imaginait que difficilement, la veille encore, que la grande Amérique, the land of the free, puisse réellement opter pour un homme narcissique, mégalomane, misogyne, raciste, démago, climatosceptique, vraisemblablement créationniste (en tous cas, son futur vice-président l’est ouvertement), sans la moindre qualification ni expérience politique… Il est tout cela et plus encore. On n’a eu de cesse d’énumérer ses défauts, et il faut dire qu’il encaisse plutôt bien: au lieu de s’en défendre, il a même plutôt tendance à en remettre une couche.

Alors bon, soyons honnêtes, Trump fait peur à raison. Cependant, d’après la plupart des reportages que j’ai pu voir, les gens qui votent Trump attendent de lui le Changement, et lorsqu’on les questionne sur ses propos outranciers, la réponse semble être souvent la même: “Il est en campagne, il provoque pour le show, je ne crois pas qu’il pense vraiment ça, il changera de ton lorsqu’il sera élu”. Certains journaux l’espèrent aussi.

Ce changement pointe déjà le bout de son nez: il a tenu un discours nettement plus mesuré juste après son élection,  et il tient des propos moins péremptoires au sujet de l’Obamacare. Mais la semaine a également été ponctuée de quelques noms qui composent à présent son “équipe de de transition” chargée de composer son futur gouvernement, et il faut admettre qu’il y a déjà de quoi se maculer le slibard: sur la question agroalimentaire, Trump choisit Michael Torrey, dirigeant d’une société de lobbys dans le domaine de l’alimentaire, aux clients très controversés (notamment sur la question des sodas); Pour ce qui est de l’énergie, c’est Michael Catanzaro qui s’en occupe, aussi un lobbyiste au sein du groupe Koch, qui évolue dans le secteur du pétrole; un autre nom qui fait envie serait pressenti au Secrétariat au Trésor: Steven Mnuchin, un ancien de chez Goldman Sachs… De manière générale, Trump semble vouloir s’entourer d’industriels et vouloir les caser un peu partout dans son gouvernement. Pour un candidat qui se présentait comme anti-système et anti-Wall Street, voilà un premier retournement de veste qui ne présage rien de bon pour l’Américain moyen.

Sur le fond, il reste cependant égal à lui-même, la seule règle qui, probablement, restera immuable semble être de produire de l’argent, c’est essentiellement pour ses compétences de businessman qu’on l’a choisi, et il ne fait aucun doute à mon sens qu’il y arrivera sans trop de problèmes… Au détriment de tout le reste. S’il la joue vraiment réglo (on peut rêver), il apportera une réponse simple et efficaces aux problèmes actuels des Américains de plus en plus pauvres, mais amplifiera encore davantage les crises qui gravitent autour et qui ne sont pas encore très perceptibles pour le moment, et qui sembleront à tout le monde bientôt beaucoup plus importantes que des questions de pouvoir d’achat ou même de pauvreté systémique…

Alors, face à tout cela, certains assurent que tout président qu’il soit, Trump ne pourra de toutes façons pas appliquer son programme aussi facilement qu’il n’y paraît. En effet: aux USA, le pouvoir du président est nettement moindre que celui qui est octroyé en France au Premier ministre, par exemple. Il devra convaincre le Congrès, ce qui est loin d’être gagné d’avance, raison pour laquelle Obama a souvent eu tant de mal à faire passer ses réformes, avec quelques succès plutôt inattendus toutefois: notamment l’Obamacare ou le mariage gay. Cependant, il faut bien comprendre que le congrès est actuellement majoritairement républicain, donc du bord politique de Trump (à nuancer cependant). Et il faut bien comprendre aussi qu’un gouvernement composé de lobbyistes fera un autre type de pression qu’un gouvernement qui doit tenter de les contenir (sur la question du climat, notamment).

Dans tous les cas, il me semble assez compliqué actuellement de prédire ce qui risque de se passer exactement, de démêler ce qui tient du coup de com’ et ce qu’il compte vraiment faire, et je pense que la récurrence du terme “imprévisible”, souvent utilisé ces jours-ci dans la presse, illustre bien le fait que personne n’en sait rien (ou alors qu’on veut tous se voiler la face encore un peu). Le monde retient son souffle, inquiet, et attend de voir comment les choses vont tourner.

L’élection de Trump signale au moins une rupture, et si l’expression de “fin du monde” me semble ridicule (qu’est-ce qu’on peut être centré sur soi, bordel!), on peut s’attendre malgré tout à un basculement d’ampleur qui risque de changer bien des choses dans le mode de vie et de pensée occidental tel qu’on le connait aujourd’hui.

Pour le meilleur ou pour le pire.

Tous responsables.

George-W-Bush
Trump n’est pas le premier guignol dangereux à accéder au pouvoir…

On se demande beaucoup comment les Américains ont pu élire un type de ce genre. S’il n’est pas le premier président à sembler avoir un grain, il est cependant certainement le seul à avoir tenu un discours aussi décomplexé et vulgaire que le sien.

On attend pourtant, généralement, du sérieux et de la retenue de la part d’un candidat. Alors quoi?

Il faut le rappeler: il a su très habilement surfer sur la vague du raz-le-bol qui se généralise de plus en plus parmi les peuples occidentaux vis-à-vis de leurs politicien, en qui ils ont de moins en moins confiance à mesure que le temps passe. À raison, en grande partie, du moins à mon sens: les citoyens en ont marre d’être les dindons de la farce, plumés et fourrés à tours de bras par des multinationales auxquelles les cadeaux que l’on fait, sans que ça soit caché (et encore, là c’est ce qui est illégal), auraient, par exemple, pu éviter que l’on rogne une fois de plus sur la sécu ou les pensions cette année. Et ça, c’est pour la Belgique. En Amérique, le gouffre économique qu’ont été les guerres d’Irak et d’Afghanistan, la crise des subprimes et la nécessité d’un changement de politique environnementale dans ce pays qui avait misé un max dans les énergies fossiles ont envoyé le citoyen moyen dans les cordes et ont contribué, entre autres, à effacer petit à petit la classe moyenne et à appauvrir davantage ceux qui étaient déjà en situation précaire.

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Croyez-le ou non, mais pas mal de partisans de Trump ont arboré ce slogan sur des t-shirts et des casquettes tout au long de la campagne.

Mais c’est plus probablement la peur qui a été la meilleure alliée de Trump lors de sa campagne. La peur d’un monde qui change et que l’Amérique soit laissée sur le carreau. C’est sa promesse: Make America great again. Un slogan génial, il faut le dire, avec ce qu’il faut de nostalgie et de fierté pour cette partie qui a très longtemps été le modèle du monde occidental (on ne reviendra pas sur les méthodes employées pour le devenir). Rendre au peuple une raison de rêver, reprendre l’Amérique des mains des étrangers, lui rendre le contrôle de son destin, depuis trop longtemps dicté par des traités internationaux hors des réalités de l’Amérique profonde et des drames qui s’y jouent. Trump, lui, n’a pas peur, il donne confiance, il a des solutions, il est la preuve qu’avec de la hargne et une grosse paire de couilles, il est même possible de devenir président des USA. Bon sang, sa victoire lui donne cent fois raison.

C’est la même chose qui se joue en ce moment en France, aux Pays-Bas ou en Pologne. Les citoyens, fatigués de payer toujours plus d’impôts et de se voir imposer des règles dont ils ne veulent plus et pour lesquelles on ne leur a de toutes façons jamais demandé leur avis (enfin sauf aux élections européennes, dont tout le monde se fout), ne voient plus dans l’Europe qu’une source de problèmes et voudraient pouvoir redevenir seuls maîtres d’un destin qu’ils n’acceptent plus de partager qu’entre eux. Ils imaginent leurs intérêts trop différents de ceux de leurs voisins pour continuer à vouloir jouer le jeu en équipe.
C’est la crise, chacun sa gueule.

Et ce n’est pas tout: en Europe comme aux USA, aux difficultés économiques s’ajoutent les spectres du terrorisme et du Grand Remplacement, qui promettent aux citoyens “de souche” une fin douloureuse et inéluctable. Il est devenu impossible pour beaucoup de se reposer simplement sur le bon vouloir de nos chefs actuels, prétendument trop mous et corrompus pour y faire quoi que ce soit.

Il ne reste plus aux peuples occidentaux qu’à faire preuve de force et de commencer à montrer les dents, prêt à se défendre contre ce monde devenu hostile.

C’est une vision des choses très confortable, parce-qu’elle lui permet d’éluder une donnée capitale dans le complexe calcul des responsabilités vis-à-vis du bordel actuel: le citoyen lui-même.

S’en prendre aux systèmes mis en place, c’est oublier que le citoyen l’a laissé se mettre en place. C’est oublier qu’il l’a laissé pourrir peu à peu, sans jamais trop s’intéresser à ce qui se passe, parce-que ça a l’air trop compliqué et que tant qu’il mange et qu’il peut s’occuper, c’est que ça ne va pas si mal après tout. C’est oublier sa propre paresse, lorsqu’on l’a enjoint à se lever contre une mesure injuste ou injustifiée et qu’il ne l’a pas fait.

S’en prendre à l’immigration aujourd’hui, c’est oublier la distraction dont il a fait preuve en regardant la guerre d’Irak à la télé il y a 12 ans, alors que beaucoup d’observateurs le prévenaient déjà des conséquences actuelles avant même que soit tirée la première balle. C’est oublier qu’il n’a rien tenté pour empêcher ça, parce-que c’était loin, parce-qu’ici on continuait à pouvoir manger à sa faim et qu’on n’imaginait pas qu’un jour on puisse encore mourir par balles ou par bombes dans notre région du monde.

S’en prendre aux multinationales, c’est oublier que les consommateurs en sont les principaux investisseurs, et les soutiens indispensables sans lesquels ces “grosses entreprises” n’existeraient tout simplement pas.

Les citoyens ont oublié que chacun de leurs actes sont politique et que leur présence en ce monde exige des devoirs de leur part. Ils ont oublié qu’ils étaient responsables de tout et qu’ils pouvaient tout changer s’ils s’en donnaient la peine.

Le changement est le thème de toutes les campagnes politiques actuelles, et je pense que personne n’a réellement envie de ne rien changer à la période d’instabilité que nous connaissons actuellement. Mais ces campagnes proposent systématiquement de tout changer autour sans rien changer de soi. Et c’est là qu’est le problème principal: le manque de courage et d’honnêteté du citoyen occidental vis-à-vis de lui-même, voilà le véritable terreau qui permet aux extrêmes de pousser de manière fulgurante actuellement.

Pourquoi l’élection de Trump sera peut être bénéfique.

Autant le dire tout de suite: je n’ai aucune espèce d’attente vis-à-vis de la politique américaine sous Trump, et à vrai dire, je serais assez surpris de voir quelque-chose de bon en sortir. Grossièrement, je pense qu’il y a deux issues possibles à son mandat:

La première: qu’il croie en ses idées ou pas n’a pas vraiment d’importance. S’il arrive à aller jusqu’au bout de sa logique (que je traduis comme une tentative de donner davantage de puissance aux industriels), il arrivera peut-être à imposer une série de réformes de tailles. Il faudra peut-être un second mandat (soit 8 ans sous Trump) aux Américains pour se rendre compte qu’il favorise davantage les industriels que le peuple et que les changements opérés ne profitent en rien aux citoyens. Pire: il aura favorisé les clivages et augmenté le niveau de pauvreté des minorités et des plus faibles, augmentant ainsi les sentiments d’insécurité et d’instabilité, ce qui poussera les gens à désavouer la politique de leur président, conscients alors qu’il n’était pas la solution.

La seconde: Le système le bloque, et malgré les pressions des lobbyistes au pouvoir, rien ne change vraiment sous l’ère Trump. Le peuple acceptera difficilement cette situation dans laquelle apparemment, même quelqu’un de la trempe de leur président ne peut rien. Dans ce cas, il se pourrait même qu’il n’aille même pas au bout de son mandat.

Il existe d’autres options bien sûr, peut-être plus ou moins fantaisistes, incluant son amitié avec la Russie qu’il sera très difficile de faire accepter à l’Amérique, ou encore un rejet total des traités internationaux, qui vaudraient à l’Amérique de lourdes amendes (qu’ils ne paieront pas) et une dégradation dangereuse des relations internationales.

Dans tous les cas, je n’imagine pas une présidence féconde et où tout le monde pourra se retrouver: n’oublions pas que Trump n’a été élu que pas un peu plus de 25% du peuple américain (en comptant les abstentions) et que même parmi ses partisans, beaucoup ont voté davantage contre les démocrates que par réelle sympathie pour le candidat. Pour le reste, à moins d’une surprise de taille, je vois mal comment la déception pourrait ne pas être au rendez-vous.

Soit. Mon espoir se situe essentiellement sur cette déception.

Lorsque les Américains (Mais aussi tous les autres peuples qui voteront pour des partis extrémistes) se rendront compte qu’il n’auront rien tiré de positif de ces élus desquels ils ont tant attendu, et toujours revanchards vis-à-vis des autres partis qui n’ont jamais fait que les décevoir, alors devrait intervenir un changement de mentalités qui devrait inclure un changement de perception du citoyen vis-à-vis de ses devoirs.

Ce n’est pas du populisme de croire que les citoyens ont voix au chapitre, que leur destin est entre leurs mains. Si elles ne sont pas surveillées, on ne peut pas attendre des élites qu’elles oeuvrent systématiquement en toute bonne foi dans l’intérêt de tous. La confiance aveugle est une opportunité pour le malhonnête de commettre ses méfaits. Et les malhonnêtes existent. Et même chez les dirigeants propres sur eux, mais qui vivent hors de la réalité du peuple; ils ne peuvent pas comprendre ses intérêts s’il n’y a personne pour les revendiquer. Les élus ne sont pas tous pourris au départ, mais ils ne sont pas tous des anges, et plus on laisse aller, plus la pourriture s’installera, gagnés qu’ils seront, de plus en plus, par un sentiment d’impunité, puisque les citoyens ne se révoltent pas. On fera passer leur grogne pour de la bêtise.

Trump en Amérique, Le FN en France, le PVV aux Pays-Bas, Ukip au Royaume-uni, Droit et justice en Pologne… Tous ces gens n’apportent pas de solutions, on le sait, et ne pourront que ne rien faire à cause du système, ou faire n’importe-quoi, comme le prévoit leur programme.

Sans doute auront-ils le temps de dégrader encore la situation actuelle, le temps de démanteler ce qu’on a patiemment construit, parfois n’importe comment, depuis la seconde guerre mondiale. Peut-être auront-ils le temps d’insuffler la haine et le besoin de rejet chez la majorité de leurs citoyens. Et tout se cassera la gueule.

Et tout se relèvera. Que l’on aille jusqu’à la guerre, et elle interviendra inéluctablement si on se laisse berner par des discours de haine, ou qu’on se contente d’une révolution, le fait est que ces partis et personnes situés aux extrêmes de l’horizon politique sont la solution de la dernière chance pour beaucoup de citoyens lassés de la chaise musicale traditionnelle qu’on nous sert depuis maintenant des décennies et qui ne sert plus l’intérêt général depuis longtemps et que les extrêmes n’apporteront que la déception au final.

J’espère cette révolution, et je vois en Trump le signe qu’elle ne mettra plus longtemps à venir. Je redoute comme chacun les sombres heures qui attendent les peuples à ce moment là, mais je sais que nous tirerons des leçons de ces erreurs. L’Allemagne et le Japon sont les preuves actuelles que c’est tout à fait possible, un temps du moins.

Nous ne pouvons pas attendre des gens d’aujourd’hui qu’ils comprennent l’horreur qu’a pu être la guerre sans la vivre. Et du coup, nous ne pouvons pas lui en vouloir de ne pas la craindre, d’oser jouer avec son éventualité. Je voudrais l’éviter, mais je sais, enseignant que je suis, que l’expérience est souvent la meilleure des leçons.

Et si nous sommes vigilants à ce moment là, si l’adversité et la misère arrivent, comme je l’espère, à éveiller chez les citoyens la certitude qu’ils doivent jouer leur rôle s’ils ne veulent pas se faire à nouveau blouser, il sera alors temps de repartir de zéro et de reconstruire un monde, cette fois adapté aux réalités du moment. Comme on l’a fait après chaque guerre.

Et ce monde continuera d’évoluer, et ses structures, petit à petit, ne seront plus adaptées, et les gens oublieront à nouveau pourquoi il faut se respecter, s’aimer, être solidaires, s’écouter, etc… comme ils l’oublient aujourd’hui, et alors tout recommencera.

Ce n’est pas du pessimisme, simplement, il ne faut pas voir dans la souffrance une ennemie systématique, mais une étape de transition parfois nécessaire à l’apprentissage. Et tous les enfants ont besoin de se brûler pour ne plus avoir envie de recommencer. On ne grandit pas de ce côté là.

C’est au contraire un véritable optimisme, car si je sais que le futur proche risque d’être tout sauf rose, tout finira par s’arranger globalement. Jusqu’à une prochaine fois, nous ne sommes que des humains, après tout.

Vous vous dites que je suis un va-t-en-guerre. Il n’y a rien de plus faux. Vous vous dites que je suis un allumé, je ne pense pas que ce soit le cas. Vous vous dites que je ne peux qu’avoir tort, qu’il ne faudra pas en arriver là, j’espère que vous avez raison, mais honnêtement, j’en doute. Je ne crois pas l’humain plus intelligent aujourd’hui qu’hier, et je ne le crois pas plus sauvage hier qu’aujourd’hui.

Je crois simplement qu’il est temps de nous souhaiter bienvenue, mes chers ami.e.s, dans la merveilleuse et terrible histoire de l’humanité.

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