Pourquoi les réfugiés?

Le sujet est actuellement sur à peu près toutes les lèvres. Entre récupérations politiques, infos minute et emballement des extrêmes sur fond de réseaux sociaux, il s’agit de se poser un instant afin d’étudier la question, et ainsi espérer mieux comprendre comment et pourquoi nous en sommes arrivés là.

Mais avant de commencer, un outil indispendable:

Une carte gracieusement mise à disposition par Google, pour comprendre de quoi on parle. Il est important de replacer les choses géographiquement.

Tout commence lors d’un beau printemps…

030114-O-0000D-001 President George W. Bush. Photo by Eric Draper, White House.
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Un des événements les plus importants expliquant en partie ce qui se passe aujourd’hui dans la crise des réfugiés commence le 20 mars  2003, date historique de l'”Opération Liberté Irakienne”. Alors commence la Guerre d’Irak, déclarée en Irak par les USA, soutenus par une coalition de plusieurs états, sous le premier mandat de George W. Bush.

Les raisons qui poussèrent les USA à déclarer cette guerre préventive sont toujours controversées aujourd’hui. La propagande de l’époque visant à rallier le peuple américain (comprenez bien “habitants des États-Unis d’Amérique) et à le faire voter en faveur de la guerre présentait l’Irak comme un ennemi majeur, détenteur d’armes de destructions massives. Les USA devaient partir en guerre contre l’Axe du Mal. La propagande visait également les pays du monde entier, où se manifestait une vive opposition à une nouvelle guerre.

Peu de temps après les attentats du 11 septembre 2001, copieusement récupérés pour soutenir la propagande, il n’en fallut pas plus pour déclencher la machine de guerre.

En automne 2004 fut publié le rapport Duelfer (disponible en entier ici, en anglais), dont il ressortit qu’aucune arme de destruction massive n’avait été trouvée en Irak et qu’aucun élément ne démontrait que le pays avait produit de telles armes après la Guerre du Golfe. 11 ans plus tard, on ne peut toujours pas trancher sur ce qui a réellement poussé le gouvernement des USA à lancer la guerre (beaucoup d’avis sur la question, mais finalement aucune preuve).

Toujours est-il que Saddam Hussein, le dictateur à la tête de l’Irak, fut débusqué en quelques semaines et, par la suite, pendu par les autorités Irakiennes nouvellement en place. Le président Bush déclara la fin des combats le premier mai 2003. Les USA devinrent alors plus ou moins les tauliers dans le pays, et ce jusqu’en 2011, année du retrait des dernières troupes américaines du sol Irakien, lors du premier mandat du président Barack Obama, laissant les lieux en proie à une crise politique d’ampleur, résultat de plusieurs années de chaos sur place, entre guerres civiles, crimes américains et la création d’un nouveau groupe de joyeux drilles: l’État islamique d’Irak, en 2006, fruit de la coalition entre Al Qaïda et d’autres groupes armés, organisation se considérant alors comme le seul véritable état Irakien.

… Un si joli printemps…

Tunisie, décembre 2010: le peuple tunisien se révolte suite au suicide d’un jeune vendeur de légumes devant un bâtiment officiel. Fatigués par le chômage, la crise et la corruption du gouvernement, les manifestants réclament le départ de  Zin el-Abidine Ben Ali, obtenu en quelques semaines par le biais de manifestations essentiellement non-violentes. On appela cette révolution la Révolution de jasmin.

Portée par la jeunesse, soutenue par les plus âgés, cette révolution  amplifiée par les échanges sur les réseaux sociaux fut considérée comme une victoire par la plupart des pays de la ligue Arabe, dont les populations entamèrent à leur tour des actions contre leurs dirigeants. On appela rapidement ces révolutions le “Printemps arabe“. Les résultats les plus notables furent la chute d’Hosni Moubarak en Égypte, suite à une révolution plus brutale qu’en Tunisie, mais finalement fructueuse, ainsi que la mort du colonel Mouammar Kadhafi, chef de la Libye et plus ancien dictateur au pouvoir parmi ceux de la ligue Arabe

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Le philosophe Bernard-Henry Lévy, défenseur médiatique de la guerre en Libye.

Les manifestations libyennes furent rapidement et durement réprimées par Kadhafi, mais sans empêcher l’avancée des rebelles au pouvoir, ce qui mena à une guerre civile. Face à la violence du régime, l’ONU mit en place plusieurs opérations visant à mettre en application sa résolution 1973 visant à protéger les citoyens. Sous couvert sécuritaire, il était maintenant possible d’intervenir pour renverser Kadhafi.

Le gros des opérations fut mené par la France sous le nom d’Opération Harmattan (la Défense française a d’ailleurs mit sur pied un intéressant diaporama de l’opération sur le net: ici).

Après quelques mois, le colonel Kadhafi fut capturé par des militaires du Conseil National de Transition, nouveau représentant du pouvoir libyen, et mourut ensuite dans des circonstances confuses. La Libye était enfin libérée du joug de son dictateur, et l’ONU y avait prit une part importante.

Aujourd’hui, la Libye est toujours en période de transition, laissée aux mains de différents groupes armés aux intérêts divergents. Le pays est devenu, pour ainsi dire, une plaque tournante de l’immigration clandestine vers l’Europe.

L’espoir syrien.

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Photo volée à l’Obs

Suivant l’exemple des populations de la plupart des autres pays de la Ligue Arabe, une partie des Syriens manifesta à son tour, à partir du 15 mars 2011, de manière essentiellement pacifique contre le régime en place, dirigé par le président Bachar el Assad, qui accéda au pouvoir après la mort de son père en 2000.

El Assad réprima directement et violemment ces manifestations, qui provoquèrent une rébellion armée, et donc une guerre civile, toujours en cours aujourd’hui.

Assez rapidement, le dictateur permit l’utilisation de gaz sarin contre les rebelles. Ce crime poussera l’ONU à enquêter, puis à forcer Bachar el Assad à se défaire de son arsenal chimique.

Les forces en jeu ont ensuite beaucoup évolué: le régime est d’obédience chiite (plus précisément alaouite), alors que la population est à environ 70% sunnite. Le fort soutien de la population aux rebelles sunnites força donc le gouvernement à faire appel à des forces extérieures, par exemple au Hezbollah (groupe armé libanais), pour rééquilibrer les rapports de force, ainsi à des milices irakiennes.

Les Kurdes syriens, de leur côté, proclament en 2012 leur propre gouvernement dans les territoires au nord du pays, qui leur sont laissés par le gouvernement qui préfère concentrer ses forces pour défendre des points plus stratégiques. La Turquie mena une attaque contre les Kurdes en juillet 2015.

Le Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, profita de la cohue générale pour intervenir également et possède quelques territoires dans l’ouest de la Syrie.

Et enfin, l’État islamique complète le tableau des forces. Aussi connu un temps sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant, de Daesh, d’EI ou d’ISIS en anglais. Les grands méchants de l’année, c’est eux. Auteurs en quelques années (et particulièrement depuis l’été 2014) de nombreux crimes contre l’humanité et de guerre, l’EI frappe les esprits et provoque la terreur un peu partout dans le monde par la violence de ses actes. L’État islamique s’est développé en Irak en 2006, d’abord en incluant Al-Qaïda, puis en s’en séparant, profitant des crises au sein du pays pour s’installer (raison pour laquelle j’ai rapidement exposé les tenants de cette guerre plus haut). Ils finissent par envahir une bonne partie de la Syrie.

Le but de l’EI est l’avènement d’un nouveau califat islamique, tout comme al-Nosra, d’ailleurs. Ledit califat fut proclamé en juin 2014, avec à sa tête Abou Bakr Al-Baghdadi, aussi appelé Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qurashi, ou encore Calife Ibrahim (on va l’appeler comme ça).

Le Printemps Arabe promettait une vie meilleure pour les Syriens, nous en sommes à l’exact opposé aujourd’hui.

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Carte du contrôle des territoires en Syrie le 11 septembre 2015. Wikipédia

Il suffit de se dire que cela fait plus de 4 ans que la guerre dure et que l’escalade de violence n’en est probablement pas encore à son apogée pour imaginer l’enfer auquel doit ressembler la vie civile en Syrie.

Les violences vis-à-vis de la population, particulièrement des femmes, poussèrent logiquement les habitants à migrer hors du pays. Ici, une émission du Petit journal de février sur la libération de Kobané (côté Kurde), qui nous offre une ballade dans la ville en ruine, pour se faire une petite idée de ce à quoi ça ressemble, la guerre.

Les réfugiés et l’Europe:

On peut lire, sur la carte ci-dessous, vers où se déplacent les migrants. Contrairement à une idée reçue assez répandue sur les réseaux sociaux, la destination favorite des réfugiés n’est pas l’Europe. Une bonne raison à cela: migrer vers l’Europe est un risque énorme, on l’a suffisamment vu et revu, au travers notamment du naufrage près de Lampedusa en 2013, mais aussi, plus frappant encore, de cette photo d’un enfant mort noyé sur une plage turque, fin août 2015.

Cette carte tord aussi le cou à une autre idée reçue selon laquelle aucun pays arabe n’accueille de réfugiés (ce qui est, par contre,  vrai pour les pays du Golfe. En revanche, il faudrait qu’on m’explique pourquoi on trouverait honteux qu’ils n’accueillent pas de réfugiés alors qu’on s’en plaint tellement en Europe).

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Dans les ronds bleus, le nombre de personnes migrantes et le pays de destination. Carte négligemment piquée au journal Le Soir, dans son supplément “Les clés de l’Actu”

Pourtant, malgré les chiffres, beaucoup de populations en Europe trouvent problématique l’afflux d’immigrés (60% des Belges estiment qu’il y en a déjà trop). S’en suivent des situations nauséeuses, comme l’attitude de la Hongrie, des positions extrémistes en France avec bien sûr Marine Lepen, mais aussi Nicolas Sarkozy, ou encore, toujours à droite et plus récemment, avec l’ancienne ministre Nadine Morano (à lire: un article de Sciences & Avenir qui explique pourquoi le concept de races n’est pas génétiquement applicable pour les humains.

En Belgique, Bart De Wever s’est récemment illustré, lui aussi, avec des déclarations choc.

La liste de ce genre de propos est désormais longue, et souvent répétitive. L’attitude de cette frange de la politique participe forcément activement au malaise général et à la xénophobie grandissante, qui, si elle n’est pas l’exemple type que de qu’on aimerait que les prochaines générations retiennent de nous, reste malgré tout compréhensible.

Il faut dire que l’information généraliste ne facilite pas la mise au clair, et que les idées reçues vont bon train. Heureusement, les réponses existent.

Amnesty International a mit à disposition des internautes tout un dossier intitulé “Répondre facilement à 10 idées reçues sur les réfugiés“, à lire impérativement.

Loin de moi l’idée de stigmatiser à mon tour les personnes qui s’en prennent au réfugiés parce-qu’elles imaginent qu’ils sont la source des maux de l’Europe. Pourtant, il est important de remettre les choses en perspective et d’essayer coûte que coûte de faire changer les avis sur le sujet, afin d’éviter une dégénérescence de la situation et qu’elle empire jusqu’à arriver aux extrémités qu’on a pu connaître au siècle dernier.

Je ne suis pas un amoureux inconditionnel de mon prochain, je pense que toutes les questions doivent être abordées sans tabous, et je n’ai pas pour habitude de rejeter quelqu’un parce-qu’il ne pense pas comme moi. Mais je pense aussi qu’avant de prétendre avoir un avis et de parler à tort et à travers, surtout lorsque les positions qu’on adopte peuvent nuire à un tiers, il faut se renseigner et étudier le sujet. C’est la raison pour laquelle je rédige cet article.

Je comprends l’angoisse de perdre son identité, de voir le monde qui nous entoure changer ou de se sentir lésé au profit d’un autre…

Mais le fait est que nous n’avons pas le choix. Les gens qui migrent vers l’Europe ne demandent l’avis de personne, ils fuient la guerre et une misère que les moins de 70 ans n’ont jamais connue en Europe. Lorsqu’ils arrivent sur nos plages, nous ne pouvons que les accueillir, parce-que le droit international prévoit que chaque humain (c’est-à-dire eux, aujourd’hui, peut-être nous demain, nos petits enfants dans 100 ans, qui sait? Avec l’ambiance qui règne aujourd’hui, nous ne pouvons que nous inquiéter de nouveaux troubles sur notre continent), lorsqu’il est menacé dans son pays, a le droit de fuir, et que les pays accueillants ne peuvent pas l’y renvoyer, sous peine d’être accusé de crime, ce qui implique évidemment des sanctions de taille.

Puisque nous n’avons pas le choix, et que nous ne voulons pas perdre un droit tel que celui-là (du moins moi je ne veux pas, vous, vous faites ce que vous voulez, mais réfléchissez bien aux implications d’un tel calcul), la seule option qui se présente à nous est encore d’accueillir au mieux les réfugiés. L’article d’Amnesty International démontre que beaucoup d’idées reçues sont inexactes. L’argent n’est pas un problème à longue durée (Un autre exemple ici, qui s’applique aussi bien aux SDF), et honnêtement, ça me sidère qu’on arrive à faire avaler ça à la population lorsqu’on constate, d’un autre côté, la hauteur des cadeaux fiscaux faits aux plus grosses entreprises présentes en Belgique (à relativiser, puisqu’il s’agit d’une étude du PTB, mais tout de même!). Mais encore une fois, si on ne connait pas cette information, on ne peut pas la prendre en compte.

Je n’appelle pas ici à une révolution contre un système préférentiel vis-à-vis de ceux qui brassent le gros de l’argent en Belgique et en Europe (bien que je l’estime nécessaire, mais c’est hors-sujet), mais à une prise de conscience que s’il y a un problème chez nous, ce n’est pas en rejetant ceux qui sont déjà dans la misère qu’on va y remédier. Il faut replacer les inimités: tout ne tourne pas rond, mais est-ce autant à cause des réfugiés que d’une politique gangrenée par une vision à court terme des choses, par une impossibilité d’admettre d’autres possibilités de sortie de crise que de tout miser sur l’argent?

Oui, il y a des problèmes en Europe, mais leur source principale est le manque total d’intérêt pour la politique de la part de la population. Tant que cette dernière ne reprendra pas en main son pouvoir, les citoyens ne pourront s’en prendre qu’à eux-même si les puissants profite d’eux. Rediriger leur aigreur sur les maillons les plus faibles de la société est non seulement injuste, mais c’est aussi un très mauvais calcul s’ils veulent sortir de la situation actuelle, incontestablement inégale.

Faire la guerre à la guerre

Une solution régulièrement proposée lors des discussions de bar ou le dimanche à table, est de déclarer la guerre et de tout simplement aller déglinguer les méchants directement sur place. L’OTAN dispose de la puissance militaire suffisante, et vu l’engeance qu’il y a sur place, il n’y aura pas grand monde pour les pleurer. De plus, cela a déjà été fait pour la Libye.

Les réfugiés syriens, qui pour la plupart sont restés longtemps dans des camps gigantesques aux abords de la Syrie, ont espéré eux-même une intervention extérieure, ce qui explique d’ailleurs pourquoi ils ont attendu si longtemps avant de se décider à tenter la traversée jusqu’en Europe -la guerre a tout de même commencé depuis plus de 4 ans-. Leur but n’étant pas, comme on l’entend de la bouche de certains hommes de pouvoir, de profiter de nous allocations, ils ont attendu que la situation se règle pour rentrer chez eux. Mais la situation n’a fait qu’empirer, ceci expliquant cela.

C’était oublier qu’on ne déclenche pas une telle machine si facilement. Si cela a été relativement simple pour la Libye qui ne présentait pas d’intérêt particulier, nous l’avons vu plus haut, le cas de la Syrie est nettement plus complexe. Tout d’abord parce-qu’on ne saurait pas qui soutenir sur place: Le gouvernement de Bachar el Assad, coupable de nombreux crimes de guerre et contre l’humanité? Les rebelles, chez qui de plus en plus d’islamistes radicaux se déclarent? Les Kurdes, qui n’ont d’intérêt que pour leur territoire? Il est même inutile de penser soutenir Al Nosra ou même encore l’EI, qui est devenu progressivement une menace pour le monde entier.

Il faut ajouter à ce dilemme les intérêts extérieurs pour la Syrie. Ainsi, la Russie s’est systématiquement opposée à toute tentative d’ingérence sur le territoire Syrien. En plus de l’armement qu’elle lui vend, la Russie voit aussi dans la Syrie son seul point d’accès au pourtour méditerranéen. Renverser le régime actuellement en place implique qu’il sera remplacé par un autre qui, si l’on s’en réfère à ce qui a pu arriver à d’autres pays de la Ligue arabe ces dernières années, risque fort de ne pas être stable ni ouvert aux relations internationales. J’ai également lu quelques fois, mais sans pouvoir retrouver des articles pour appuyer ce que je dis, qu’un des buts de la Russie en soutenant le régime actuel, ouvert envers les minorités religieuses, est de protéger les chrétiens orthodoxes contre la possible prise de pouvoir d’islamistes radicaux, peu reconnus pour leur tolérance. La Chine, qui s’aligne traditionnellement sur la position russe, a suivi le mouvement. L’Iran, de son côté, ne peut laisser tomber le régime syrien sans perdre de son influence sur la région et sur la politique américaine à son égard. Alors que les USA sont en rudes négociations avec l’Iran sur la question nucléaire, et que les relations avec la Russie sont tendues depuis la crise de Crimée, sans compter l’incalculable foutoir économique que provoquerait une inimité avec la Chine, une intervention en Syrie paraît extrêmement compliquée sans provoquer une crise d’envergure mondiale.

Remarquons tout de même que la situation a évolué avec le temps: la communauté internationale s’est accordée sur des interventions dans la partie sous influence kurde (qui menèrent à la libération de Kobané) et tout récemment sur des frappes visant des régions contrôlées par l’EI, un ennemi commun à tous les intéressés de cette crise et dont la nécessité de l’éradication peut faire consensus.

Cependant, nous l’avons vu plus haut, l’EI n’est qu’un des nombreux acteurs du conflit, et le combattre ne signifie malheureusement pas que la situation s’arrangera dans le pays, ni que la Russie ou l’Iran reverront leurs positions vis-à-vis du régime de Bachar el Assad. L’avenir nous dira comment les choses tourneront.

Alors que faire?

La situation n’est pas brillante, mais elle prend une ampleur telle qu’elle ne pourra plus durer bien longtemps sans s’envenimer davantage ou trouver une solution. L’intervention de la France contre l’EI le prouve, mais ne permet pas de présager quoi que ce soit sur une issue à court terme pour le reste du conflit. De notre côté, l’afflux de toutes manières incontrôlable de réfugiés en Europe ne peut être géré en fermant les portes et en se cachant la tête dans le sable, cela n’aurait pour effet que de faire se replier les réfugiés sur eux-même, et avec le temps, de provoquer une situation délétère. Les accueillir rapidement (avec intelligence, bien sûr) et leur ouvrir au plus vite les possibilités d’emplois pour les intégrer au mieux ne pourra de toutes manières qu’améliorer la situation de tout le monde, y comprit économiquement et éviter un repli communautaire qui n’amènerait qu’une division dangereuse pour tous les acteurs de l’Europe. On pourrait même rêver que ces nouveaux réfugiés intégrés puissent tirer vers le haut ceux qui, il y a plusieurs années, ne l’avaient pas été correctement.

Maintenant que nous en savons beaucoup plus sur le sujet et que nous pouvons raisonner en connaissance de cause, il s’agit de continuer à garder un oeil attentif à la gestion mondiale de cette crise. Ne nous laissons pas guider par la peur et par les récupérations politiques qui ne visent qu’à assurer le pouvoir à des profiteurs qui ne voient en nous qu’un moyen d’arriver à leurs fins. Ne reproduisons pas les erreurs du passé, nous aurions bien plus à perdre qu’à gagner.

Agissons avec intelligence!

NB: Je parle ici exclusivement des réfugiés syriens, qui sont majoritaires à arriver sur les côtes européennes. Ils ne sont cependant pas les seuls. les autres viennent d’Irak, pour les raisons que j’ai évoquées en début d’article, mais aussi d’Erythrée, de Somalie ou encore d’Afghanistan. Cliquez sur le nom du pays si vous désirez en savoir plus sur les raisons qui poussent ses habitants à fuir.

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